Fabien Fivaz fait partie du comité directeur de Swiss Cycling

Depuis jeudi 4 mars 2021, Fabien Fivaz (43 ans) fait partie du comité directeur de Swiss Cycling, la fédération suisse de cyclisme. «Un nom un peu ronflant», glisse le conseiller national Vert, comme pour minimiser l’importance de sa fonction. Toutefois, ce n’est pas pour faire de la figuration ou par simple intérêt électoraliste que le politicien chaux-de-fonnier a accepté ce poste au sein de cette fédération.

Sportif dans l’âme, amoureux du cyclisme, Fabien Fivaz parcourt depuis des années les routes de la région et d’ailleurs, que ce soit sur son VTT ou sur son vélo de route. Il compte plusieurs participations à la Raiffeisen Trans, au Grand Raid et au BCN Tour. Il s’est même essayé au triathlon. Sans être un accro absolu, il suit volontiers les grandes courses cyclistes à la télévision.Le vélo, c’est un truc extraordinaire.FABIEN FIVAZ, NOUVEAU MEMBRE DU COMITÉ DIRECTEUR DE SWISS CYCLING

Membre de la commission de la science, de l’éducation et de la culture – «au sein de laquelle on traite aussi de sport», note-t-il – il a constaté que le sport en général, et le cyclisme en particulier, ne comptait pas sur beaucoup de relais politiques au Parlement. «A la suite d’une discussion avec des membres de la direction de Swiss Cycling, j’ai compris qu’ils cherchaient quelqu’un pour les aider et j’ai accepté d’intégrer leur comité directeur», explique Fabien Fivaz. «Je faisais aussi partie d’un groupe interparlementaire qui traitait de la promotion du cyclisme.»

Deux problématiques incitent Fabien Fivaz à défendre la cause du vélo au niveau politique. «Il y a beaucoup de choses à faire pour promouvoir et favoriser la pratique du cyclisme au niveau populaire et amateur», estime-t-il. «Il ne s’agit pas seulement de l’aspect sportif, mais aussi du moyen de déplacement en ville. Que ce soit à vélo électrique ou pas, c’est aussi un moyen de promotion de la santé.» 

Et de relever plusieurs initiatives menées par diverses associations pour améliorer la sécurité des cyclistes ou pour promouvoir l’enseignement du vélo dans les écoles.

On sent Fabien Fivaz très attaché au vélo. «C’est un truc extraordinaire», s’enthousiasme ce père de famille. «Pour un enfant, c’est le premier moyen qui lui permet de découvrir une certaine liberté. Je me souviens d’avoir reçu mon premier VTT – un Cilo – lorsque j’avais 12-13 ans, au Locle. Avec ma famille, nous habitions dans le quartier des Monts, je me déplaçais tout le temps à vélo pour aller à l’école. Qu’il pleuve ou qu’il neige.»

Beaucoup de pratiquants, peu de licenciés

Fabien Fivaz accorde aussi de l’importance à la formation de la relève en cyclisme. «C’est un travail de longue haleine que la fédération et les clubs mènent», assure-t-il. «La fédération a, par exemple, établi des concepts de tronçons tests sur lesquels chacun peut mesurer ses performances et ses progrès en cours de saison. C’est un bon moyen pour découvrir de jeunes talents. Il faut aussi poursuivre les efforts pour promouvoir le sport féminin.»

Les fronts ne manquent pas et Fabien Fivaz relève que le cyclisme est un des sports qui apportent le plus de médailles olympiques et mondiales à la Suisse. «Nous bénéficions aussi de très bonnes infrastructures, en particulier pour la piste», ajoute-t-il. «J’ai moi-même roulé plusieurs fois sur le vélodrome de Granges et j’ai trouvé ça extraordinaire.»

Cela n’empêche pas Swiss Cycling de rencontrer aussi des difficultés financières. «Même si cette fédération n’est pas celle qui souffre le plus de la crise actuelle, elle a de la peine à se faire entendre auprès de la Confédération», regrette Fabien Fivaz.

«Le paradoxe du cyclisme est qu’il compte beaucoup de pratiquants mais peu de licenciés (réd: 3200 fin 2019). Moi-même, j’ai participé à plusieurs épreuves populaires sans jamais être membre d’un club cycliste. Cela pose des problèmes lorsqu’il s’agit d’obtenir des aides.»

Arcinfo